Mon employeur ne s’était pas moqué de moi. Pour une fois que je lui demandais quelque chose (en l’occurrence une formation à laquelle j’avais évidemment droit), je n’étais pas déçu. Trois jours au frais de la princesse, pour assister à un colloque où je retrouverais d’imminents orateurs, tous plus brillants les uns que les autres. Me voilà donc calé dans mon fauteuil, en 1ère classe, a rêvasser, pendant que le TGV avale les kilomètre en silence, sous les rayons rasant de cette fin de journée. Cap au sud ! En fait c’était Sud-Est… mais “Cap au Sud” sonne mieux. Non ?
Mes réelles motivations pour m’éloigner ainsi de mon bureau, n’étaient en aucun cas liées à la plus-value que cette formation allait me permettre d’apporter à mon entreprise. J’avais évidemment argumenté dans ce sens pour décrocher la timbale… Je voulais la voir. Elle. La retrouver, enfin. Mais maintenant que j’étais dans ce train, je n’en étais plus très sur. Bien qu’elle sache que je serais là, tout près, elle ne me donnait plus aucune nouvelle et ce silence ressemblait de plus en plus à du mépris. Son dernier message ? “Léo, tu me manques”. Et puis plus rien. Mes appels sonnent dans le vide, mes messages aussi. Il aurait pu lui arriver quelque chose ? Mais il n’en est rien ; son passage sur la toile laisse des traces et elle continue d’alimenter son espace de jeu. Mais je suis têtu et surtout, je n’aime pas que l’on me méprise, j’attache beaucoup trop d’importance au sens des mots.
La Part-Dieux est comme toujours, bondée de monde et je me faufile pour attraper un taxi qui me mènera à mon hôtel. Là encore, mon employeur ne s’est pas moqué de moi, car l’hôtel est de bonne tenue. A peine ai-je franchis le seuil, qu’un chasseur propose déjà de porter mon maigre bagage, me demande mon nom et s’empresse d’aller à la réception annoncer mon arrivée.
- Monsieur Cinkaset ? Bonjour. Vous avez fait bon voyage ?
- Oui, je vous remercie.
- Madame m’a dit que vous déjeuneriez dans votre chambre. Le service est prévu à 20h30, cela vous convient-il ?
- Madame ?
- Oui, votre amie est arrivé il y a une demie heure environ, elle vous attend. Bonne soirée Monsieur.
- Ah ? Oui, euh. B… bien. Merci.
Il décroche un téléphone posé sur le comptoir.
- Oui, Madame, c’est la réception. Monsieur vient d’arriver.
Je me dirige vers l’ascenseur et mon esprit tourne dans tous les sens. Qu’est-ce que c’est cette histoire ?
Arrivé devant la porte, je remarque une petite boîte posée devant, avec mon prénom écrit dessus. Je lâche ma valise et me saisi de cette objet intriguant. Je la regarde. La soupèse. La secoue légèrement. Une bombe ? Je souris. Plus qu’une boîte, cela ressemble à un écrin. Je défais le ruban qui sert de serrure et retenant mon souffle je soulève le couvercle.
Je découvre une petite carte écrue de papier tissé, avec ces quelques mots : “Je suis là, Léo. Je voulais que ce moment soit différent. Pardonne-moi ce long silence. Mets le masque, entre et fais-moi confiance”. Je glisse le mot dans la poche intérieure de ma veste et sonde la fond de la boîte. Je trouve un masque de voyage en satin, noir, élégant. Je n’ai pas l’intention de résister à son injonction et malgré tout ce qui a traversé mon esprit pendant mon voyage, ma déception d’alors et ma colère aussi, je pose le masque sur mes yeux et laisse tomber la boîte au sol. Je réalise que je n’ai pas de clé pour ouvrir la porte. Je cogne donc, fébrilement, trois petits coups à la porte et attend. Alors que j’entends du bruit à l’intérieur de la chambre (ma chambre !), mon ventre se serre soudain : serais-je à la hauteur ?
Je ne sais, si je suis prêt. Mais j’ai envie de la rencontrer. Mon désir me réchauffe les entrailles. J’ouvre la porte. Je suis dans la nuit et ne peux rien voir, mais tous mes sens sont éveillés. Tout de suite, je sens sa présence tout près de moi. Son souffle chaud dans mon cou. Je me retient d’arracher ce masque et de me noyer dans son regard qui m’a si souvent fait chaviré. Sans un mot elle saisi ma main pour en retirer mon sac de voyage et gardant le contact de nos paumes, me fait avancer dans la chambre. Je m’apprête à lui dire quelque chose, à la prendre dans mes bras, mais elle repousse mes mains, pose doucement son doigt sur mes lèvres et un léger sifflement “chuuuut” se fait entendre. Le simple contact de sa peau sur mes lèvres me met immédiatement en émoi.
Elle laisse tomber ma veste sur le sol et je sens ses doigts lutter sur les boutons de ma chemise. Je me retrouve très vite torse nu. Je sens le lit derrière moi, au contact de mes mollets. Le jeu qu’elle m’impose est aussi délicieux que frustrant. J’aimerais tellement lui rendre ses douceurs. J’aimerais tellement la sentir succomber à mes délicates attentions… Mais les yeux bandés ainsi, la moindre sensation, odeur, frôlement, chaleur, sont une véritable explosion et mon érection est autant physique que cérébrale. Tout mon corps bande pour elle. Les boutons de mes pantalons ne lui résistent pas très longtemps non plus.. Elle s’accroupit et je l’imagine face à la bosse de ma queue, encore engoncée dans mon shorty. A travers le coton, elle l’embrasse doucement, ouvre sa bouche pour la saisir et je sens la chaleur de sa langue si proche. Ma queue perle déjà doucement, humidifiant mon gland à moitié sorti et laissant une petite auréole sur le tissus de mon sous-vêtement.
En un instant, elle saisi mon sexe dans sa main pour le sortir complètement et le glisse dans sa bouche. Elle émet alors une sorte de grondement de satisfaction. Je souris. Elle aussi attendait ce moment…
Sa bouche est gourmande et elle explore ma queue avec précision. Sa langue experte entoure mon gland, puis descend le long de ma verge, vient lécher mes couilles avant de remonter et de m’engouffrer entièrement. Elle accompagne son mouvement d’un va et vient avec sa main. L’autre me caresse les fesses et mes bourses, tendues et pleines. Elle change de rythme et prend soin de bien nettoyer mon gland de sa langue dès qu’un spasme de plaisir vient à faire perler quelques gouttes de ma semence. Il est évident qu’elle ne s’arrêtera pas avant de m’avoir fait jouir. Malgré les règles qu’elle m’a imposé en silence, je ne peux m’empêcher d’approcher mes mains de son visage, de caresser son cou et de glisser mes mains dans ses long cheveux soyeux. Je commence à avoir du mal à retenir des râles de plaisir. Mon corps se tend à chaque fois que sa bouche devenue brûlante englobe presque tout mon sexe. Elle sent aussi que le chemin vers mon plaisir fulminant, se réduit, alors elle redouble de caresses et sa main me branle de plus en plus vite. Au moment au mon corps entier, pris d’un violent spasme, se tend et se cambre sous le plaisir immense de cette caresse divine, elle s’agrippe à mes fesses, ma queue toujours en bouche et dans un râle moins puissant que le mien, se délecte goulûment de ma sève. Après un instant, elle prend ma queue à pleine main et pose un délicat baiser sur mon gland. Mes jambes tremblent et j’ai du mal à rester debout.
“Allonge-toi”, me dit-elle. Je m’exécute et je la sens venir s’installer au dessus de moi, mais sans me toucher. Je sens les effluves de son sex. Elle s’est placée au dessus de mon visage, prête à recevoir les caresses de ma langue et de ma bouche gourmande. Sans trop savoir où je suis… je bascule ma tête en arrière et tend ma langue vers le ciel, en espérant que celle-ci atteigne sa chatte ouverte au dessus de mon visage. Ma langue rencontre une peau fine, douce et chaude. Le gout de cyprine qui envahit ma bouche me laisse penser que je suis à l’endroit espéré. Je salive de gourmandise. J’explore sa chatte brûlante, ses lèvres sont gonflées, humides. J’adore et les petits cris de chat que je perçois me laisse imaginer que je ne suis pas le seul. Je prends quelques libertés sur les règles et de mes doigts j’écarte ses grandes lèvres pour dégager son clitoris et pouvoir la pénétrer plus profondément avec ma langue. A ce mouvement, je sens une petite giclée humide descendre sur mes lèvres et je m’empresse de la laper. C’est maintenant elle, qui en bougeant ses hanches, se frotte sur ma langue et mes lèvres. Elle glisse sa main entre ses cuisses et me vient en aide en frottant frénétiquement son clitoris. Je sens sa jouissance monter. Je sens son envie augmenter. Alors que je suis pratiquement à bout de souffle dans cette position, ses jambes flagellent et elle se laisse asseoir sur mon visage dans un mélange de cri et de soupir. Mon visage est presque inondé et les spasmes de plaisirs lui font enserrer ma tête de ses cuisses. Je réalise le plaisir immense que cette caresse m’a aussi donné… Notre relâchement commun, nous fait glisser vers un rire très complice.
Elle se dégage, me libérant de son étreinte et s’allonge près de moi, sa tête reposant sur mon buste. Dans cette lascivité à laquelle nous succombons en choeur, elle me chuchote ”Bonjour Léo”. Le silence s’installe de nouveau. Bercés par les bruits de la ville, à l’extérieur de la chambre et incapables de bouger, comme assommés par cette volupté, nous nous endormons.
Un rayon de soleil tape sur mon visage, et la chaleur, me sort un peu brusquement, des bras de Morphée. Je retire mon masque, tourne la tête à droite, puis à gauche, le temps de réaliser où je suis. Je regarde ma montre. J’ai encore une heure, avant que le train n’arrive à destination.
Tu ne sais pas que je serais bientôt là. Je ne sais pas comment te trouver.
Mais comment t’atteindre ?
Places avant
Plus de deux heures que nous échangions nos points de vues, nos expériences sans trop se quitter des yeux. Sachant que notre temps était compté, il fallait emmagasiner des images, des souvenirs. Du rire, de la séduction, du charme irradiaient de notre discussion. Nous étions semble-t-il, le centre d’intérêt de beaucoup de personnes autour de nous. Alors que visiblement, le personnel attendait avec une certaine impatience que nous vidions les lieux, nos lèvres se sont rapprochées pour s’unir dans une ronde très sensuelle. L’effet sur moi fut instantané et mon entre-jambe se manifesta outrageusement. Je devais pourtant me lever, pour régler la note. Les pans de ma chemise me permirent d’effectuer cette tâche, en me préservant de l’humiliation de sentir tous les regards sur la bosse de mon pantalon.
Nous sommes sorti du restaurant et bien que je sache que, pour cette fois-ci au moins, nos routes allaient se séparer, mes mains n’avaient qu’une envie, celle de toucher son corps. Ma peau réclamait sa peau. Mon nez réclamait son cou. Mes lèvres réclamaient ses lèvres. Toutes. Et ma queue hurlait déjà, espérant que quelqu’un l’entende pour qu’on s’occupe d’elle. Sur le parking, il n’y avait plus que nos deux voitures et cette zone commerciale un peu désolante, n’avait pas idée de ce qu’il se tramait…
Arrivé devant son véhicule, elle me proposa de monter un instant. Je ne me fis pas prier. J’avais envie, comme elle d’un moment plus intime qu’au milieu d’une salle à manger, avec les odeurs de fritures environnantes, les regards et cette fichu table qui empêchait tout rapprochement. La tension était palpable et nous avons tenté de l’oublier en riant de choses et d’autres. Puis nos regards se sont croisés. Nos yeux se fixaient puis descendaient vers nos lèvres respectives. Notre premier baiser au restaurant était un “teaser” suffisamment efficace pour rendre irrésistible, le désir d’y goûter de nouveau. Nous n’avons pas résisté. Pas une seconde. Ce long baiser, cet échange gourmand a très vite pris le chemin de préliminaires endiablés. Nos mains touchaient, frôlaient, palpaient. Je glissaient ma main entre ses cuisses et à travers ses pantalons, je pouvais sentir son excitation, son désir. De son côté, elle frottait avec habilité ma queue qui déformait mon jean. Sans l’exiguïté de notre abris de fortune, je l’aurais volontiers renversée sur la banquette. Après l’avoir en partie déshabillée, je serais allé me faufiler entre ses cuisses brûlantes, pour la laper de ton mon soul et serait venu la pourfendre de mon érection intrépide. Mais nous ne pouvions pas… Elle me glissa dans un souffle qu’elle désirait me prendre en bouche.
Comment refuser une telle proposition ? En un éclair j’avais déboutonné mon jean et sorti mon sexe. Elle le pris en main, jeta un oeil aux alentours, me regarda en souriant, puis délicatement glissa ma queue dans sa bouche chaude et humide. Elle prenait tout son temps et semblait me déguster. Je souris un instant en pensant que nous n’avions pas pris de dessert et que la gourmande en profitait, maintenant. J’étais près à exploser. Elle le savait, elle le sentait. Elle aurait été plus vite et il ne m’aurait pas fallu longtemps pour répandre en elle, ma sève laiteuse. Mais le lieu était risqué, le temps nous manquait et c’est à regret qu’elle se redressa. Je l’embrassais aussitôt, nos langues se mélangeaient avec autant d’envie. Je sentais le goût de mon sexe, mélangé à nos salives… cela ne me dérangeait pas.
Il était l’heure. En nous séparant, nous savions tous deux qu’il y aurait une suite… Elle reste à écrire.
La Genèse
Léo est né d’un besoin impérieux. Celui de vivre et d’exprimer pleinement une sensualité, certe déjà présente, mais par pudeur, timidité et aussi convention sociale, ne s’est jamais totalement libérée. Il est sans doute un moment plus propice à cela. J’y suis. C’est mon moment. Vous ne trouverez pas ici de prosélytisme du libertinage ou de revendications militantes sur la sexualité. Seulement le témoignage d’un homme qui parle librement de sa sexualité, de ses désirs, de ses expériences, de ses fantasmes.
Léo est né essentiellement pour me permettre de rester anonyme tout en me livrant au monde… J’aime les mots, la littérature et la démocratisation du support qu’offre internet, me permet de vous livrer ces quelques textes et parfois des photos (de moi ou d’autres le plus souvent). La régularité de ma contribution au blog sera dépendante de mon inspiration et de mon envie de mettre en scène mon érotisme.
Léo est né il y a un an, à l’occasion de mon inscription sur un site coquin. Hors de question pour moi de m’inscrire sous mon vrai nom, il a bien fallu passer l’étape du choix d’un pseudo. Si pour certain, le choix d’un pseudo se règle en deux clics de souris, j’ai du mettre une semaine pour me décider. Le pseudo, devenait mon nom dans le monde virtuel et il était important qu’il soit choisi avec attention et qu’il ait un sens, au moins pour moi. Quand je suis en panne d’inspiration, j’ai besoin de stimulation intellectuelle, visuelle et pour cela mon immense bibliothèque regorge de trésors. J’ai donc commencé à regarder rapidement des titres, des auteurs, cherchant un déclic. Puis j’ai retrouvé de vieilles photos, le premier numéro d’une revue satyrique, aujourd’hui disparu, relu les premières pages du “Deuxième Sexe” de Simone de Beauvoir… Je venais d’oublier ce que je cherchais. Ah oui ! Un pseudo. Me voilà en train de survoler mes DVD. Alien, non. 2001 l’Odyssee de l’espace, non. Johnny Got is gun, non. Le voleur de bicyclette, non. Le dictateur, non. Cléo de 5 à 7, non. Ah ? Quoi que… 5 à 7, pour des relation coquines… Mais Cléo c’est féminin. Cléo…Léo. Léo de 5 à 7. J’aime bien. Non ? Oh pis j’en ai marre de chercher.
Va pour Léo.
Léo est né.

Entre tes cuisses

Cette interprétation de “L’Origine du Monde” de Gustave Courbet, pour illustrer ma fascination de cet antre : l’entre-cuisse féminin. Autrement appelé la chatte, la foufoune, le minou, la minette… à chacun sa représentation. Je remarque qu’il s’agit souvent du nom, de mignonnes petites bêtes… Est-ce pour ses pouvoirs, a déclencher toute l’animalité contenu chez ses observateurs ?
Ma bite exhibe sont désir fièrement, en se dressant dans les airs, le gland gonflé et la tige bien dure. Et au summum de l’excitation, mes boules de geishas se rétractent… Tout cela est très visible et difficile d’y échapper… Ce n’est d’ailleurs pas le but !
Mais une chatte est beaucoup plus subtile, plus mystérieuse. J’aime ce moment de première découverte où mes yeux se portent sur elle, sans insistance, mais avec la précision d’un chasseur à l’affût. J’aime quand mes doigts se glissent doucement vers elle, et commencent à lire sur ses lèvres. J’aime la sentir vivre, respirer, alors que je m’attarde sur ce rubis mystérieux, le clitoris. J’aime quand ma langue se montre impatiente de remplacer mes doigts pour se délecter de son plaisir luisant. J’aime quand mon gland près a exploser, se sent attiré irrésistiblement appelé par cette sirène. Mais contrairement à Ulysse, hors de question de résister, à cet appel divin.
J’aime quand ta chatte, rendue soyeuse par notre désir, ma bite impatiente te pénètre enfin et que nos yeux ne se quittent plus, comme pour renforcer cette union, ce partage de plaisir. Parfois, je me glisse en toi lentement, pour sentir centimètre par centimètre, ma progression dans cette bouche soyeuse, prémisse à une chevauchée fantastique. D’autre fois, la bête en moi se réveille brusquement, pour une étreinte vigoureuse, bestiale et explosive.
Lové l’un contre l’autre, profitant de cette courte trêve, ma main parcours tes fesses, tes reins, tes seins, dans une suave caresse… je repense à ta question : Ai-je déjà désiré un homme ? Ma réponse est sans appel… Et me voilà de nouveau près à fondre sur toi.
